
jeudi 29 juillet 2010
mercredi 28 juillet 2010
dimanche 18 juillet 2010
samedi 17 juillet 2010
Obélisques


Obélisque de Louxor
Je veille, unique sentinelle dans ce palais dévasté
Dans la solitude éternelle
En face de l'immensité
A l'horizon que rien ne borne,
Stérile, muet, infini,
Le désert sous le soleil morne
déroule son linceul jauni...
Que je voudrais, comme mon frère
Dans ce grand Paris transporté,
Auprès de lui, pour me distraire,
Sur une place être porté !....
Obélisque de Paris
Sur cette place je m'ennuie
Obélisque dépareillé
Neige, givre, bruine et pluie
Glacent mon flanc déjà rouillé
et ma vieille aiguille rougie
Aux fournaises d'un ciel de feu
Prend des airs de nostalgie
Dans cet air qui n'est jamais bleu.
Devant les colosses moroses
Et les pylones de Luxor
Près de mon frère aux teintes roses
Que ne suis-je debout encore,
Plongeant dans l'azur immuable,
Mon pyramidion vermeil
Et de mon ombre sur le sable
Écrivant les pas du soleil.....
Théophile gauthier
vendredi 16 juillet 2010
Nature
mardi 13 juillet 2010
lundi 12 juillet 2010
Dans la forêt

Au gré des envieux, la foule loue et blâme ;
Vous me connaissez, vous! - vous m'avez vu souvent,
Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.
Vous le savez, la pierre où court un scarabée,
Une humble goutte d'eau de fleur en fleur tombée,
Un nuage, un oiseau, m'occupent tout un jour.
La contemplation m'emplit le coeur d'amour.....
Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,
Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,
Ravins où l'on entend filtrer les sources vives,
Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!
Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime!....
dimanche 11 juillet 2010
Arthur Rimbaud

Le buffet
C'est un large buffet sculpté ; le chêne sombre,
Très vieux, a pris cet air si bon des vieilles gens ;
Le buffet est ouvert, et verse dans son ombre
Comme un flot de vin vieux, des parfums engageants ;
Tout plein, c'est un fouillis de vieilles vieilleries,
De linges odorants et jaunes, de chiffons
De femmes ou d'enfants, de dentelles flétries,
De fichus de grand'mère où sont peints des griffons ;
- C'est là qu'on trouverait les médaillons, les mèches
De cheveux blancs ou blonds, les portraits, les fleurs sèches
Dont le parfum se mêle à des parfums de fruits.
- Ô buffet du vieux temps, tu sais bien des histoires,
Et tu voudrais conter tes contes, et tu bruis
Quand s'ouvrent lentement tes grandes portes noires.
samedi 10 juillet 2010
vendredi 9 juillet 2010
jeudi 8 juillet 2010
mercredi 7 juillet 2010
mardi 6 juillet 2010
Quelques buis
lundi 5 juillet 2010
Rafraichissant

Au premier soleil nous croyons qu'on sort de l'hiver comme d'une chemise... Cela vient que nous ne savons pas jouir de ce qui est et que nous suspendons toujours notre bonheur à l'espérance du futur. Rien de plus beau cependant que ces orages, ces foudres qui ricochent dans l'azur, ces vents chargés de flottes dorées, ces ciels pleins de babels qui s'écroulent et se reconstruisent. Vous attendiez le chaud, voilà le froid ? Goûtez le froid : s'il est là, c'est que votre bonheur doit se construire autour de lui.
samedi 3 juillet 2010
vendredi 2 juillet 2010
Sensation

Picoté par les blés, fouler l'herbe menue,
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irais loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, heureux comme avec une femme.
Arthur Rimbaud
jeudi 1 juillet 2010
mercredi 30 juin 2010
lundi 28 juin 2010
dimanche 27 juin 2010
mardi 22 juin 2010
lundi 21 juin 2010
samedi 19 juin 2010
vendredi 18 juin 2010
jeudi 17 juin 2010
mardi 15 juin 2010
vendredi 11 juin 2010
jeudi 10 juin 2010
Hymne à la Terre

"Elle est la terre, elle est la plaine, elle est le champ.
Elle est chère à tous ceux qui sèment en marchant ;
Elle offre un lit de mousse au pâtre ;
Frileuse, elle se chauffe au soleil éternel,
Rit, et fait cercle avec les planètes du ciel
Comme des soeurs autour de l'âtre...
La terre cache l'or et montre les moissons ;
Elle met dans le flanc des fuyantes saisons
Le germe des saisons prochaines,
Dans l'azur les oiseaux qui chuchotent : aimons !
Et les sources au fond de l'ombre, et sur les monts
L'immense tremblement des chênes...."
Victor Hugo : Hymne -Terre
mercredi 9 juin 2010
Si j'étais....
"Si j'étais un verbe je serais bleu
si j'étais une couleur je serais amour
si j'étais un animal je serais vent
si j'étais une musique je serais chat
si j'étais une forme je serais Grenade
si j'étais une cité je serais ronde
si j'étais un nuage je serais lune
si j'étais une étoile je serais pluie
si j'étais une plante je serais crépuscule
si j'étais une journée je serais pivoine
si j'étais un personnage je serais en elle
si j'étais une époque je serais amant
si j'étais un mouvement en art je serais cri
si j'étais un titre de livre je serais entre tes mains."
JP ELANTKOWSKI
mardi 8 juin 2010
samedi 5 juin 2010
lundi 31 mai 2010
samedi 29 mai 2010
La Flûte
La flûte
Je n'étais qu'une plante inutile, un roseau.
Aussi je végétais, si frêle, qu'un oiseau
En se posant sur moi pouvait briser ma vie.
Maintenant je suis flûte et l'on me porte envie.
Car un vieux vagabond, voyant que je pleurais,
Un matin en passant m'arracha du marais,
De mon coeur, qu'il vida, fit un tuyau sonore,
Le mit sécher un an, puis, le perçant encore,
Il y fixa la gamme avec huit trous égaux ;
Et depuis, quand sa lèvre aux souffles musicaux
Éveille les chansons au creux de mon silence,
Je tressaille, je vibre, et la note s'élance ;
Le chapelet des sons va s'égrenant dans l'air ;
On dirait le babil d'une source au flot clair ;
Et dans ce flot chantant qu'un vague écho répète
Je sais noyer le coeur de l'homme et de la bête.
Jean RICHEPIN (1849-1926)
Arc en ciel

Après trois ans
(Paul Verlaine, Après trois ans, "Poèmes Saturrniens")
mercredi 26 mai 2010
P'tit chat

De sa fourrure blonde et brune
C'est l'esprit familier du lieu ;
Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Je vois avec étonnement
Charles baudelaire,Les Fleurs du Mal, 1857.
mardi 25 mai 2010
Un arbre nommé vie
Je ne suis jamais sans toi (où que j'aille, tu va ma chère et tout ce que je suis la seule à faire est tien , ma chérie)
Je ne crains point le destin (car tu es mon destin , ma douce)
Je ne veux aucun monde (car ma belle tu es mon monde , mon vrai)
et tu es tout ce que la lune a toujours voulu dire et tout ce que le soleil chantera
voici le plus grand secret que personne ne sait
(voici la racine de la racine, le bourgeon du bourgeon et le ciel du ciel d'un arbre nommé vie qui pousse bien plus haut que l'âme ne peut espérer ou l'esprit cacher)
et c'est le miracle qui garde les étoiles parsemées
je porte ton coeur, je le porte dans mon coeur.
E. Cummings
Dès le matin
Qui traversent champs et vergers,
Je suis parti clair et léger,
Le corps enveloppé de vent et de lumière.
Je vais, je ne sais où. Je vais, je suis heureux;
C'est fête et joie en ma poitrine;
Que m'importe droits et doctrines,
Le caillou sonne et luit sous mes talons poudreux.
Je marche avec l'orgueil d'aimer l'air et la terre,
D'être immense et d'être fou
Et de mêler le monde et tout
A cet enivrement de vie élémentaire...













qui ne la loue est indigne se sa langue, qui ne la contemple est indigne de sa langue, qui ne la contemple est indigne de la lumière, qui ne l'admire est indigne de l'esprit, qui ne l'honore est indigne de l'honneur. Qui ne l'a vue ne croit point ce qu'on lui en dit et qui la voit croit à peine ce qu'il voit. Qui entend sa gloire n'a de cesse de la voir, et qui la voit n'a de cesse de la revoir. Qui la voit une fois s'en énamoure pour la vie et ne la quitte jamais plus, ou s'il la quitte c'est pour bientôt la retrouver, et s'il ne la retrouve il se désole de ne point la revoir. De ce désir d'y retourner qui pèse sur tous ceux qui la quittèrent elle prit le nom de venetia, comme pour dire à ceux qui la quittent, dans une douce prière :










