Assis près du grand saule, au milieu du jardin
Comme à tes premiers jours, penché sur ton couffin
Quand je berçais tes rêves à la tombée du soir
J´essaie d´imaginer le cours de ton histoire
Les lignes de ta main, si j´étais ton chemin.
Je me ferais discret dans l´ombre de tes pas
Pour t´aider à grandir et pour t´ouvrir la voie
Je serais la poussière qui s´envole à tes pieds
Un peu de mon bonheur qui colle à tes souliers.
Je t´aimerais au point de te lâcher la main
Pour que tu sois le seul à choisir ton destin
A dessiner ta route en puisant au hasard
Les raisons d´espérer et la force d´y croire...
Je construirais des ponts, des tunnels, des ouvrages
J´ouvrirais des sentiers partout sur ton passagePour que tu puisses aussi t´écarter quelquefois
Des pistes balisées qu´on a tracé pour toi.
Je t´apprendrais les mots pour soigner les blessures
Les signes éparpillés le long de l´aventure
Pour te montrer le Nord quand tu te crois perdu
Les silences attendris de ceux qui ne sont plus
Mais qui tiendraient ta main, si j´étais ton chemin
J´irais cueillir ton rêve au plus fort de la nuit
Le planter dans la terre et l´inonder de pluie
De lumière et d´amour, au soleil de midi
Pour que tu rêves encore, chaque jour de ta vie...
Puis, je m´effacerais comme un sentier se perdEn refaisant parfois le chemin à l´envers
J´aurais le sentiment d´avoir rempli mon rôle
Et je m´endormirais à l´ombre du grand saule
Où je berçais sans fin le début de ta vie
Au-delà des bonheurs partagés en commun
Saurais-je alors enfin si j´étais ton chemin?
Si j´étais ton chemin?
Y. Duteil

Une belle déclaration d'amour, d'amour absolu et définitif !
RépondreSupprimerChaque père, chaque mère se reconnaîtront à travers ces lignes.
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